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Chakras et sophrologie: libère l’énergie bloquée dans ton corps

Tu as peut-être déjà entendu parler des chakras. Dans un cours de yoga, sur un compte Instagram bien-être, dans la bouche d’une amie qui revient d’une retraite. Et peut-être que tu t’es demandé si c’était vraiment sérieux, ou si ça relevait plutôt de la spiritualité new age un peu floue.

C’est une question légitime. Et je vais y répondre honnêtement.

Les chakras sont un système de lecture du corps humain vieux de plusieurs millénaires, issu des traditions indiennes. Ils ne sont pas une croyance qu’il faudrait adopter les yeux fermés. Ils sont une carte. Et comme toute carte, leur valeur ne réside pas dans leur vérité absolue, mais dans leur utilité. Est-ce qu’ils t’aident à comprendre ce qui se passe en toi ?

Ce qui m’a personnellement convaincue, c’est le moment où j’ai commencé à croiser cette carte avec ce que les neurosciences disent du corps, des émotions et du système nerveux. Les correspondances sont troublantes, au sens où elles donnent envie de creuser.

Dans cet article, je te propose de faire ce chemin ensemble. Comprendre ce que sont les chakras, voir comment la sophrologie les rejoint de façon inattendue, apprendre à reconnaître les signes d’un déséquilibre énergétique dans ton propre corps, et surtout découvrir pourquoi la sophrologie est l’un des outils les plus concrets qui existent pour travailler sur tout ça.

C’est aussi le premier article d’une série dans laquelle je te donnerai, pour chaque chakra, des exercices pratiques de sophrologie à faire chez toi.


Pendant la rédaction de cet article, j’ai notamment écouté:


Les chakras, c’est quoi exactement ?

Le mot « chakra » vient du sanskrit et signifie littéralement « roue » ou « disque ». Dans les traditions yogiques et ayurvédiques indiennes, il désigne des centres d’énergie vitale situés le long de la colonne vertébrale. On en dénombre classiquement sept, chacun associé à une zone du corps, un registre émotionnel, des organes spécifiques et un domaine de vie.

Ces sept chakras s’organisent du bas vers le haut :

  • Le chakra racine (Muladhara), à la base du sacrum, est lié à la sécurité, à l’ancrage dans le monde physique, à l’instinct de survie.
  • Le chakra sacré (Svadhisthana), sous le nombril, touche à la créativité, à la sexualité, aux émotions fluides.
  • Le chakra du plexus solaire (Manipura), au niveau de l’abdomen, gouverne la confiance en soi, le pouvoir personnel, la volonté.
  • Le chakra du coeur (Anahata), au centre de la poitrine, est le siège de l’amour, de la compassion, de la connexion aux autres.
  • Le chakra de la gorge (Vishuddha) concerne l’expression authentique, la communication, la capacité à dire ce qu’on ressent.
  • Le chakra du troisième oeil (Ajna), entre les deux sourcils, est associé à l’intuition, à la perception fine, à la clairvoyance intérieure.
  • Le chakra couronne (Sahasrara), au sommet du crâne, représente la connexion au sens, au spirituel, à ce qui nous dépasse.
Illustration représentant les 7 chakras principaux du corps humain et les émotions et champs d'action concernés par chacun d'eux
Source: maboutiqueyoga.fr

Dans cette vision du vivant, la santé n’est pas seulement l’absence de maladie. C’est un état de circulation fluide de l’énergie vitale (le prana) à travers ces centres. Quand cette circulation est entravée, quelque chose dans notre corps, dans nos émotions ou dans notre vie se grippe.

Sophrologie et chakras : une rencontre qui ne doit rien au hasard

La sophrologie a été créée en 1960 par Alfonso Caycedo, neuropsychiatre colombien installé à Madrid. Dès le départ, Caycedo ne cherche pas à fonder une discipline de relaxation ordinaire. Il veut comprendre la conscience humaine et ses états modifiés de façon rigoureuse, en croisant la phénoménologie husserlienne avec les apports de la médecine.

Ce qui est moins connu, c’est qu’il a aussi fait le voyage en Orient pour se former auprès de maîtres tibétains, yogis indiens, et maîtres du zen japonais. De ces voyages, il ramène une connaissance incarnée des pratiques contemplatives, de la respiration consciente, du travail sur les niveaux d’éveil du corps.

La sophrologie caycédienne n’intègre pas les chakras comme un cadre de référence explicite. Mais elle travaille précisément sur les mêmes territoires: la conscience du corps de bas en haut, les zones de tension et de vitalité, les états d’équilibre entre activation et apaisement du système nerveux. Les sophronisations dynamiques du premier degré sophrologique, par exemple, mobilisent le corps segment par segment, dans un ordre qui n’est pas sans rappeler le parcours ascendant des chakras.

Le lien entre chakras et sophrologie est donc moins une fusion de systèmes qu’une résonance profonde entre deux façons de cartographier la même réalité: le corps humain comme lieu où l’énergie, les émotions, la mémoire et le sens cohabitent.

Comment sait-on qu’un chakra est déséquilibré ?

Un chakra peut être dans deux états de déséquilibre: en manque (hypoactivité) ou en excès (hyperactivité). Dans les deux cas, les signaux se manifestent à plusieurs niveaux: physique, émotionnel et comportemental.

Un chakra en manque d’énergie

Un chakra en manque se traduit souvent par un effacement, une perte de contact avec ce que ce centre représente. Le chakra racine sous-actif, par exemple, crée un sentiment de flottement, d’insécurité chronique, de difficultés à être ancré dans le présent. Le chakra de la gorge sous-actif donne cette sensation d’avoir des choses à dire qu’on n’arrive pas à formuler, un sentiment d’être incompris ou de s’autocensurer en permanence.

Un chakra en excès d’énergie

Un chakra en excès ressemble davantage à une surchauffe. Le chakra du plexus solaire hyperactif peut se manifester par un besoin de contrôle excessif, de la colère, une tendance à dominer les situations ou à ne jamais déléguer. Le chakra du coeur en excès peut basculer dans la dépendance affective, l’incapacité à poser des limites, un sacrifice de soi systématique.

Lien entre chakras et neurosciences

Ce qui est frappant, du point de vue des neurosciences, c’est que ces descriptions correspondent assez précisément à des états du système nerveux autonome. Le système nerveux sympathique (celui de l’activation, du combat ou de la fuite) et le système nerveux parasympathique (celui de la restauration et de la connexion sociale, via le nerf vague selon la théorie polyvagale de Stephen Porges) jouent un rôle central dans la façon dont on perçoit la sécurité, dont on régule les émotions, dont on peut ou non s’engager dans des relations.

Un chakra racine déséquilibré, dans ce cadre, peut se lire comme un système nerveux autonome qui ne parvient pas à trouver un état de sécurité de base. Un chakra du coeur fermé peut correspondre à ce que Porges appelle un effondrement du circuit d’engagement social, une forme de retrait défensif. Les zones corporelles associées aux chakras (abdomen, coeur, gorge, front) sont précisément des zones d’innervation vagale importante.

Ce n’est pas une coïncidence. C’est que le corps, qu’on le lise en sanscrit ou en neurosciences, garde la mémoire de ce qu’il a vécu.

Pourquoi la sophrologie est un outil concret pour travailler les chakras ?

La sophrologie travaille sur plusieurs leviers qui, neurosciences à l’appui, correspondent exactement à ce dont le corps a besoin pour réguler l’énergie bloquée.

Respiration

Le premier levier, c’est la respiration consciente. Quand tu modifies consciemment ton souffle (inspiration, rétention, expiration), tu agis directement sur le nerf vague et donc sur le système nerveux autonome. Une respiration lente et profonde active le frein vagal, sort le corps de l’état d’alerte et crée les conditions nécessaires à la circulation de l’énergie. C’est précisément ce dont un chakra en tension a besoin.

Visualisation

Le deuxième levier, c’est la visualisation et l’imagerie mentale. Les techniques sophrologiques utilisent systématiquement des images, des couleurs, des sensations pour travailler avec le corps. Or le cerveau ne fait pas bien la différence entre une expérience vécue et une expérience visualisée de façon intense: il active les mêmes circuits neuronaux. Visualiser de la chaleur, de la lumière ou du mouvement dans une zone du corps précise, c’est envoyer un signal physiologique réel.

Conscience du corps

Le troisième levier, c’est la conscience du schéma corporel. La sophrologie demande constamment d’habiter le corps de l’intérieur, de sentir une zone, d’y porter l’attention. Ce que les neurosciences appellent l’intéroception (la perception des signaux internes du corps) est aujourd’hui reconnu comme un pilier de la régulation émotionnelle et du sentiment d’existence. Des travaux comme ceux de Bessel van der Kolk, auteur de « Le corps n’oublie rien », montrent que la guérison des traumatismes passe inévitablement par ce retour à la conscience du corps.

La sophrologie ne prétend pas « ouvrir » les chakras comme un plombier déboucherait un tuyau. Elle crée les conditions pour que ton système nerveux sorte de l’état de défense et que ton attention puisse se poser sur des zones de tension. C’est un travail progressif, ancré dans la pratique régulière, et qui respecte le rythme de chaque corps.

Ce qui arrive quand tu commences à pratiquer

Les personnes qui travaillent régulièrement avec la sophrologie décrivent souvent les mêmes effets au fil des séances: une meilleure qualité de sommeil, une capacité à ressentir plus finement ce qui se passe dans leur corps, une relation aux émotions moins subie et plus conscientisée. Ce que la tradition yogique appelle « circulation du prana », les neurosciences l’appellent « régulation du système nerveux autonome », « amélioration de la cohérence vagale » ou « intégration sensorielle et émotionnelle ».

Ce que j’observe avec mes clients, c’est que ce travail n’est jamais purement physique, ni purement mental. Il touche quelque chose de plus transversal. Une zone du corps qui se libère emmène souvent avec elle une croyance, une émotion ancienne, un souvenir. C’est cela, harmoniser un chakra: pas effacer ce qui a été, mais créer suffisamment de sécurité dans le corps pour que ce qui était bloqué puisse enfin circuler.

Dans la série d’articles qui suit, je vais te proposer des exercices concrets issus de la sophrologie pour travailler sur chacun des sept chakras : comment libérer l’énergie bloquée, comment stimuler un chakra en manque, comment apaiser un chakra en excès, avec des exercices que tu pourras faire chez toi, à ton rythme.

Tu veux aller plus loin avec un accompagnement personnalisé ?

Lire des articles, c’est un bon début. Mais le vrai changement se passe dans l’expérience directe du corps, dans un espace sécurisant, avec un accompagnement qui s’adapte à ce que tu traverses toi spécifiquement.

Si tu ressens qu’il y a quelque chose dans ton corps ou dans ta vie qui se cherche, un ancrage, plus d’énergie, une voix à retrouver, une connexion à rouvrir, je t’invite à réserver une séance.

Je reçois en cabinet à Val d’Arc (Aiguebelle) en Maurienne et en séance à distance. La première séance permet de faire le point sur ce que traverse ton système nerveux, et de construire ensemble un protocole adapté.


Photo de Camille DE LA MARCHE, votre sophrologue en Savoie, en Maurienne, à Val d'Arc et sur Saint Jean de Maurienne