Photo d'une femme angoissées qui travaille sur ses crises d'angoisse grâce à la sophrologie

Crises d’angoisse, émotions envahissantes: quand ça dépasse ce que tu peux gérer seul.e

Ça arrive sans prévenir.

Une réunion, un trajet, une dispute avec ton enfant, ton/ta partenaire… et d’un coup, quelque chose bascule.

Le coeur s’emballe, la gorge se serre, le souffle devient court. Ou au contraire, c’est la colère qui monte et tu exploses avant même d’avoir eu le temps de réfléchir.

Et après, vient l’autre partie difficile: la honte, la culpabilité, les « j’aurais pas dû »… Le sentiment de ne pas comprendre pourquoi tu n’arrives pas à te contrôler, de ne pas savoir comment l’arrêter. Et cette peur, latente, que les déclencheurs se multiplient et que les réactions s’intensifient.

Ce que tu vis n’est ni un défaut de caractère, ni de la faiblesse ou un manque de volonté.

C’est le reflet d’un système nerveux qui a appris à réagir de cette façon pour te protéger et qui n’arrive plus à revenir à son état initial.

Bonne nouvelle: réguler un système nerveux, ça s’apprend !

Est-ce que tu te reconnais dans un de ces profils ?

Je fais des crises d’angoisse

Une situation banale qui déclenche une panique disproportionnée.

Des sensations physiques intenses: le coeur qui s’emballe, le souffle court, une sensation de perte de contrôle, qui arrivent sans que tu puisses les contrôler.

Je suis tout le temps en colère

Tu t’énerves plus vite et plus fort que tu ne le voudrais.

Ca part d’un coup, les réactions sont disproportionnées, et tu te retrouves à devoir gérer les dégâts après coup.

Ça touche souvent la sphère familiale, parce que c’est là qu’on se lâche le plus facilement.

Je suis hypersensible et hyperémotif.ve

Tout te touche très fort.

Un regard, un mot mal interprété, une situation en apparence anodine… et tu ressens tout ça avec une intensité que tu ne peux pas toujours expliquer ni contrôler.

Je suis phobique et j’ai souvent peur

Une peur spécifique, que tu sais même peut-être irrationnelle…

…mais qui te donne quand même envie d’éviter des situations entières pour ne pas avoir à t’y confronter.

Ca te semble impossible à contrôler.

Comment savoir si c’est « juste du stress » ou quelque chose de plus profond ?

Le système nerveux fonctionne un peu comme un élastique. Il se tend sous l’effet du stress ou d’une émotion forte et il se détend ensuite, une fois la situation passée. C’est son fonctionnement normal; c’est à ça qu’il sert. C’est une sorte de soupape de sécurité.

Le problème, c’est quand il reste tendu en permanence. Quand les moments de « redescente » n’existent plus vraiment. Quand une tension s’ajoute à l’autre sans qu’il y ait jamais de vraie récupération.

Un élastique qui reste tendu trop longtemps finit par casser: c’est souvent là qu’apparaissent le burn-out, les crises, ou l’épuisement profond.

L’autre signal que je vois très souvent: l’impression de ne pas vraiment vivre sa vie. De faire les choses en mode « pilote automatique », d’être beaucoup dans la tête et peu dans le corps. Comme si tu observais ta propre vie de l’extérieur, sans vraiment y être présent.e. C’est une forme de protection que le système nerveux met en place quand la réalité est trop exigeante pour lui.

Et ça, ce n’est pas un défaut de ta personnalité, mais un signal que ton corps, ton système nerveux, a besoin d’aide.

Ce que dit la recherche sur la sophrologie et les émotions

Plusieurs études documentent l’efficacité de la sophrologie sur la gestion de l’anxiété et des émotions.

Une étude publiée dans le European Journal of Psychiatry en 2010 a observé chez des étudiants en période d’examens une réduction notable des symptômes d’anxiété chez ceux ayant pratiqué la sophrologie, par rapport à un groupe témoin.

Une recherche menée en France en 2014 auprès de personnes souffrant de troubles anxieux a montré que la sophrologie réduisait l’anxiété, améliorait la qualité de vie et favorisait une meilleure perception de soi.

Et une étude de 2016 a documenté une diminution significative du taux de cortisol (l’hormone du stress) chez les personnes pratiquant la sophrologie régulièrement.

La recherche sur la sophrologie à proprement parler est encore toute jeune. Ce qui est bien documenté, en revanche, c’est l’effet des pratiques de respiration consciente et de régulation du système nerveux autonome sur la réponse émotionnelle et c’est précisément ce sur quoi s’appuie la pratique sophrologique

La sophrologie en complément d’un suivi

Je suis souvent sollicitée par des médecins généralistes qui orientent des personnes vers moi pour du stress ou de l’anxiété. Et parfois, quand on creuse ensemble ce qui se passe vraiment, on voit que c’est plus profond que ça.

Dans ces cas-là, il m’arrive moi-même d’orienter la personne vers un psychologue en parallèle de nos séances, parce que la sophrologie et le travail thérapeutique se complètent très bien.

La sophrologie agit sur le corps, les réponses automatiques, les outils concrets. La thérapie travaille sur les origines, les structures profondes. Ensemble, elles créent une belle synergie qui permet des résultats profonds et durables.

Comment on travaille ensemble sur les émotions

Chaque parcours est différent, parce que deux personnes qui vivent des crises d’angoisse ne les vivent pas de la même façon et n’en ont pas les mêmes origines. Mais voilà les grandes étapes de l’accompagnement.

Retrouver calme et sécurité émotionnelle

On installe un état de calme intérieur que tu peux retrouver par toi-même en dehors des séances.

En parallèle, on travaille sur les comportements que tu voudrais modifier.

Progressivement, on remplace ces automatismes par d’autres, plus adaptés à ce que tu veux vraiment.

Renforcer et consolider

Une fois le calme plus accessible, on entre dans un travail de fond.

On renforce ta capacité à maintenir cet équilibre, même quand les situations sont difficiles.

On travaille aussi sur l’estime de toi parce que les émotions envahissantes l’attaquent souvent de façon silencieuse, et que l’inverse est vrai aussi: une meilleure estime de soi stabilise les réponses émotionnelles.

Et après, si tu le souhaites…

Pour certaines personnes, il y a une envie d’aller plus loin: comprendre d’où viennent ces réactions, ce qu’elles portent, ce qu’elles disent de toi.

Dans cette phase, on peut travailler sur les couches plus profondes, ce que certains appellent l’enfant intérieur, les parties de toi qui ont appris à réagir comme ça pour de bonnes raisons, à un moment où c’était nécessaire.

En pratique, comment ça se passe ?

La première séance dure 1h30. On fait connaissance, tu me parles de ce que tu vis, et on fait ensemble un premier exercice. Tu repars avec quelque chose de concret dès cette première fois, sans engagement pour la suite.

Un accompagnement sur les émotions et les crises d’angoisse dure en général entre 6 et 12 séances. La progression dépend de beaucoup de facteurs: la profondeur des troubles, ce qui les provoque, le rythme auquel tu travailles.

Les tarifs

Les séances fonctionnent avec un tarif à contribution libre sur trois paliers.Tu choisis selon ta situation, sans avoir à te justifier.

Ça te parle ?

Une première séance de sophrologie, c’est déjà commencer à comprendre, sans pression, sans engagement, juste pour voir ce que ça fait de ne plus être seul.e avec ça.