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Sophrologue en Savoie – Mission: faire connaître mon activité

Être sophrologue en Savoie (en Maurienne, pour ma part), c’est bien plus qu’exercer un métier. C’est porter une pratique encore méconnue dans un territoire où l’on préfère souvent aller marcher en montagne plutôt que parler de ce qui ne va pas. Témoignage d’une sophrologue qui a choisi de s’ancrer dans cette vallée savoyarde.

être sophrologue en savoie

Être sophrologue en Savoie, c’est pratiquer dans un territoire magnifique, mais isolé

Quand j’ai ouvert mon cabinet de sophrologie à Val d’Arc, près de Saint-Jean-de-Maurienne, je savais que je m’installais dans un territoire particulier. La Savoie, avec ses vallées encaissées entre les montagnes, crée naturellement des poches d’isolement. Accéder à certains services peut vite devenir compliqué quand on habite en altitude ou dans un village reculé.

C’est précisément pour répondre à ce besoin que j’ai fait le choix de l’itinérance. Aujourd’hui, je me déplace dans une grande partie de la vallée de la Maurienne : Saint-Jean-de-Maurienne, La Chambre, Épierre, Saint-François-Longchamp, Saint-Léger, Saint-Rémy-de-Maurienne, Aiton, Saint-Pierre-d’Albigny, Chamoux-sur-Gelon, Montmélian. Je viens à domicile pour que la sophrologie soit accessible, même quand on ne peut pas se déplacer.

Mais l’accessibilité géographique n’est qu’une partie du défi. L’autre, bien plus subtile, c’est celle des mentalités.

Je suis sophrologue et en Savoie, des fois, ça veut dire « gourou » de secte

Quand j’ai commencé à parler de mon métier autour de moi, je me suis heurtée à un mur que je n’avais pas anticipé : la méconnaissance totale de la sophrologie. Au mieux, les gens n’en avaient jamais entendu parler. Au pire, certains l’associaient à des pratiques sectaires.

Les personnes âgées, notamment, avaient du mal à comprendre le concept. Ici, en Maurienne, on n’est peut-être pas aussi familiers avec les questions de santé mentale et de bien-être émotionnel qu’en milieu urbain. Les gens sont durs avec eux-mêmes. Quand ça ne va pas, on part en montagne et puis ça passe. C’est un peu le leitmotiv local.

Et d’une certaine façon, je comprends. Moi aussi, je suis comme ça. La montagne m’aide, elle me ressource. Mais parfois, elle ne suffit pas. Et c’est là que la sophrologie prend tout son sens.

« C’est comme l’hypnose ? Comme le yoga ? »

Régulièrement, on me pose ces questions. La sophrologie souffre d’un flou dans l’imaginaire collectif. Elle n’est ni de l’hypnose, ni du yoga, ni de la méditation, même si elle peut emprunter à ces disciplines certains outils.

Comment je l’explique ? La sophrologie, c’est une pratique qui permet d’aligner le corps, le cœur et l’esprit. C’est une façon de partir à la découverte de soi-même, de se reconnecter à ses ressources intérieures et de s’ouvrir à toutes les possibilités offertes par la vie.

De manière plus concrète, c’est une pratique dans laquelle on travaille sur ses émotions en passant par l’intermédiaire du corps et des ressentis corporels : le souffle, les sensations, les tensions. On apprend à écouter ce que le corps a à nous dire.

« Mais vous avez mal travaillé, j’étais pas endormi ! »

Un jour, un consultant m’a dit ça, l’air déçu. Il pensait que la sophrologie devait le plonger dans une sorte de coma, comme s’il allait s’endormir et se réveiller « guéri ». Cette confusion avec l’hypnose de spectacle est fréquente.

Je lui ai expliqué ce qui se passe au niveau des ondes cérébrales. En état de veille normal, notre cerveau fonctionne sur certaines fréquences. En sommeil, sur d’autres. L’état sophronique se situe entre les deux : on est ni tout à fait éveillé, ni endormi. On est dans cet espace de conscience particulier où le travail peut se faire.

Surtout, je lui ai fait comprendre une chose essentielle : la sophrologie n’est pas un bouton magique. Ce n’est pas une baguette qui nous guérit d’un coup. C’est un processus actif. Le consultant doit s’impliquer, participer, être présent à ce qu’il vit. C’est ensemble qu’on avance.

Après cette explication, il a compris. Et les séances suivantes ont été complètement différentes.

Éduquer, expliquer, rassurer : mon quotidien de sophrologue en Savoie

Face à cette méconnaissance, j’ai compris que mon rôle dépassait largement les murs de mon cabinet. Être sophrologue en Savoie, c’est aussi être une ambassadrice de ma pratique au quotidien.

C’est pour ça que j’organise des ateliers d’initiation à la sophrologie à l’Atelier des Sens, mon cabinet à Val d’Arc. Une fois par mois, je propose des séances de groupe autour d’une thématique précise qui change chaque mois. Ces ateliers permettent de découvrir la pratique en douceur, sans engagement, dans un cadre bienveillant.

J’anime également des cercles de parole, parfois avec une pratique sophrologique, parfois sans, selon les besoins du groupe. On y aborde des sujets qui nous touchent tous : la parentalité, le rapport au corps, les émotions… Ces espaces de parole permettent de créer du lien et de démystifier l’accompagnement.

Je suis aussi très active sur les réseaux sociaux, sur Instagram et Facebook. C’est un moyen de toucher un public plus large, de partager des informations, mais surtout d’éduquer. Chaque publication est une occasion d’expliquer ce qu’est la sophrologie, à quoi elle sert, comment elle fonctionne.

Sophrologue partout, tout le temps

Je participe à un maximum d’événements locaux sur Val d’Arc et dans les environs. Je propose des interventions en milieu scolaire, dans les associations. Mais ce qui a vraiment changé ma façon de voir les choses, c’est de réaliser que la sophrologie m’accompagne partout.

Quand j’accompagne la classe des mes enfants en sortie scolaire, je n’hésite pas à utiliser une approche sophrologique si le besoin s’en fait sentir. Dans la classe, il y a un petit garçon avec des besoins particuliers. Grâce à la sophro, j’ai pu développer de belles interactions avec lui, trouver des façons de communiquer qui lui conviennent.

La dernière fois, lors d’une sortie piscine, une petite fille était terrorisée à l’idée d’aller dans l’eau. Je me suis assise à côté d’elle et je l’ai simplement aidée à respirer. On a pris le temps, ensemble, de calmer cette peur. Au final, non seulement elle est allée dans le bassin, mais en plus elle s’est éclatée. Ce sourire sur son visage valait tous les diplômes du monde.

La sophrologie comme mode de vie

Au-delà d’être une pratique professionnelle, la sophrologie est devenue pour moi un véritable mode de vie. C’est elle qui m’a permis de reprendre pied dans les moments difficiles : le surmenage, le deuil. Elle m’a appris à ralentir, à faire silence pour mieux écouter et voir.

On n’a pas de bouton « off ». C’est pas comme si on était sophrologue le jour et plus sophrologue le soir. On cultive constamment cette connexion : à la Terre, aux Autres, à soi-même. C’est permanent.

Et c’est peut-être ça, finalement, qui convainc les gens mieux que n’importe quel discours. Quand on vit ce qu’on transmet, quand on incarne sa pratique au quotidien, les mots deviennent presque secondaires. Les gens le sentent.

Et demain ? Des balades sophrologiques en montagne

Ce rapport des Mauriennais à la montagne comme remède, je le connais et je le respecte. Il fait partie de notre identité locale. Alors plutôt que de lutter contre, j’ai envie de créer des ponts.

J’ai dans l’idée d’organiser des balades sophrologiques : allier la marche en montagne et la pratique sophrologique. Unir ce qui nous ressource naturellement ici, en Savoie, avec des outils qui permettent d’aller plus loin dans la reconnexion à soi.

Si vous habitez en Maurienne ou ailleurs en Savoie et que vous êtes curieux de découvrir la sophrologie, n’hésitez pas à me contacter. Que ce soit pour une séance individuelle à mon cabinet de Val d’Arc, à ton domicile en itinérance, ou pour participer à un atelier collectif, je serai ravie de t’accompagner.

Parce qu’être sophrologue en Savoie, c’est aussi ça : être là, accessible, à l’écoute. Pas seulement dans un cabinet, mais partout où le besoin se fait sentir.

Retrouve moi à L’Atelier des Sens – Cabinet de sophrologie au 32 rue Sainte Catherine, à Val d’Arc (Savoie) – Consultations au cabinet, à domicile et en visio


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